Feuille paroissiale – Novembre 2021

 Être saint, c’est le minimum !

Vous cherchez qui a dit cela ? Je vous explique car je ne pense pas que vous le connaissiez, même si je crois qu’un jour on entendra parler de « Paul du Liban ». Un ami de longue date (nous nous sommes connus lors de mon premier voyage au Liban en pleine guerre en 1981) qui a été la cheville-ouvrière de l’Opération Urgences Liban lancée en août 2020 suite à l’explosion dans le port de Beyrouth. Le 16 septembre dernier, Paul a quitté ce monde pour la Maison du Père à l’âge de 58 ans.

En parlant avec sa femme Carla dans les jours qui ont suivi ce « départ », elle me racontait que lorsqu’ils se sont connus, avant même de savoir qu’ils allaient se marier, tous les deux voulaient mettre Jésus en premier dans leur futur couple. Paul demande alors à Carla : « Quel est ton projet ? » Elle lui répond : « La sainteté ! » Et lui de rétorquer : « La sainteté ? C’est le minimum ! » 

Oui, Paul, la sainteté, c’est le minimum pour un disciple de Jésus car c’est la vie chrétienne normale : mettre en pratique l’Évangile dans la vie quotidienne, comme tu as cherché à le faire avec ton épouse et vos cinq enfants.

Oui, Paul, tu as raison, car nous sommes faits pour la sainteté, mais pas pour demain… pour aujourd’hui ! C’est ce qu’affirme l’Apôtre Paul : « Que le Seigneur vous établisse fermement dans une sainteté sans reproche devant Dieu notre Père ! » (1 Th 3,13)

Et puis la sainteté, c’est le seul bonheur véritable et durable… et même indestructible ! Mettre Jésus et l’Évangile en premier dans notre existence de chaque jour et dans tous les domaines de notre vie. Ce n’est pas facile, certes, mais avec la grâce du Seigneur, ce n’est pas impossible ! Tous mes vœux de sainteté ! 

P. Pierre AGUILA, fmjp2

Tous saints comme Dieu est Saint

     La Toussaint nous invite à fêter les saints…. Tous les saints, connus et inconnus ! Ils sont bien plus nombreux que ceux de nos calendriers. Mais qu’est-ce qu’un saint ? Comment le devenir ? Faut-il faire des miracles, avoir des visions, entendre des voix ? Faut-il une reconnaissance officielle, être canonisé en grande pompe ?

     L’Église nous invite à voir dans la sainteté un chemin pour tous. Un saint n’est pas un étranger lointain ! Ce n’est pas un héros, un superman de la vie chrétienne. C’est un frère ou une sœur qui nous a précédés dans la foi et reste attentif à notre vie. Le saint est un exemple vivant de ce qui est possible pour chacun d’entre nous : à la suite de Jésus, faire de notre vie de baptisé une vie réussie, une vie sainte, pétrie de la charité de Dieu.

     Pour devenir saint, il n’y a pas 36.000 chemins : il suffit de répondre pleinement à l’amour de Dieu en vivant intégralement l’Évangile. 

C’est-à-dire en nous donnant à Dieu et à nos frères, sans condition, par pure gratuité, en acceptant de nous appauvrir de nous-mêmes pour leur laisser toute la place.

En ce sens, les saints sont réellement des modèles pour nous toutes et tous. Non dans l’imitation de leur vie, mais dans l’imitation de la liberté avec laquelle ils ont marché avec Jésus-Christ. L’un aura pu donner sa vie dans le martyre, un autre fonder un ordre, un autre vouer son existence aux pauvres, un autre encore être tout simplement portier dans une école, ou mamie au grand cœur…

Les saints sont auprès de Dieu. Ils sont vivants. C’est le sens de notre fête de la Toussaint. Les saints n’ont pas abandonné la solidarité humaine.

« Je passerai mon Ciel à faire du bien sur la terre… » affirmait Sainte Thérèse de Lisieux. Et c’est en ce sens qu’il faut lire les miracles qu’ils demandent pour nous à Dieu : ils sont la preuve de leur attention à notre égard.

Bonne fête à tous !

Diacre Robert

Mois de novembre, mois de prière pour les âmes au Purgatoire

     Le mois de novembre est particulièrement dédié aux âmes du Purgatoire. Alors que les nuits se rallongent, que les arbres perdent leurs dernières feuilles, le temps est particulièrement propice pour méditer sur nos fins dernières. En effet, la vie humaine connaît aussi ses quatre saisons. Au printemps de la jeunesse, à l’été de l’âge mûr succèdent l’automne et l’hiver qui marquent la fin d’une vie humaine. Arrêtons-nous sur cette grande vérité du purgatoire…

    Sachons offrir nos prières pour nos défunts !  Lorsque par exemple, nous avons moins de courage pour prier, pour dire le chapelet, pensons à l’offrir pour nos défunts. De même, lorsqu’on a devant nous un sacrifice qui coûte un peu à la nature, un service qu’on nous demande, un acte d’obéissance un peu pénible, une contrariété, sachons les offrir pour nos êtres chers. 

     Pensons également à faire célébrer des Messes pour nos défunts. Il n’y a pas de meilleur moyen pour leur venir en aide que de présenter le Sang de Jésus qui coule mystérieusement sur nos autels. Pas de meilleur moyen que de communier avec plus de ferveur, alors que le Christ s’offre en victime d’amour pour le Salut de tous. Il consumera tout ce qu’il y a de défectueux en nous et nous rendra peu à peu semblables à lui en attendant de le rejoindre dans la Béatitude éternelle que je vous souhaite.

P. Pascal Lambilliotte